PROHIBITIONS ET MENSONGES
Cannabis sativa L. et le renouveau de vieux préjugés.
Toujours et encore on entendait dans un passé récent dans les salles de tribunaux des
exposés comme : "... il ne peut être question d’inoffensivité..." ; "...il en résulte les
psychoses graves des consommateurs ..." ; "...quant au contenu élevé et incessamment
croissant de substance active on ne peut pas non plus parler d'une drogue douce...".
Ces paroles proviennent toutes, plus ou moins identiques, du contenu des plaidoyers
tenus récemment par des procureurs en procédure de LStup.
Il y est question de la substance canabinol
Ceci n’est pas non plus surprenant quant aux article2 publiés récemment dans des revues
juridiques spécialisées, sur le sujet du cannabis. Car là aussi on parle de "consommateurs
gravement dépendants du cannabis", "échantillons de fleurs de cannabis avec un taux
supérieur", ‘’possibilité de tomber malade d’une schizophrénie non toxique, dépression ou
perturbations dues à l’angoisse", "une réapparition de THC du tissu adipeux dans le
circuit", "symptômes de sevrage", " neurocognitivité diminuée","Troubles psychique et
psychosociaux " aussi bien que des "consommateurs physiquement atteints" et ainsi suite
1 De plus il est globalement parlé du cannabis, ce qui englobe tant les parties végétales (marihuana) que
la résine de cannabis (haschich). Pourvu que les distinctions entre les différentes substances soient
faites, il est mentionné de façon séparée. L'huile de cannabis est négligée à cause de la pertinence
pratique insignifiante, voire : BKA, p. 4,"Daten zur Rauschgiftkriminalität 2005 in Deutschland –
Zusammenfassung" (recueil sur la criminalité des drogues 2005 en Allemagne - résumé ).
2 De plus il est globalement parlé du cannabis, ce qui englobe tant les parties végétales (marihuana) que
la résine de cannabis (haschich). Pourvu que les distinctions entre les différentes substances soient
faites, il est mentionné de façon séparée. L'huile de cannabis est négligée à cause de la pertinence
pratique insignifiante, voire : BKA, p. 4,"Daten zur Rauschgiftkriminalität 2005 in Deutschland –
Zusammenfassung" (recueil sur la criminalité des drogues 2005 en Allemagne - résumé ).
des scénarios d'horreur rapportée comme typiques de la consommation de cannabis.
Et les conclusions sont alors généralement présentées avec des explications comme : "...
on ne peut donc que lancer une mise en garde d'une légalisation du cannabis toujours et
encore discutée..."3 "...de même, c’est l’augmentation de la qualité du haschich et de la
marihuana qui explique la scrupuleuse pratique et l’attitude de beaucoup de Lands par
rapport à des quantités limitées de cannabis pour la consommation personnelle
conformément à § 31 a BtmG...
Ces présentations sont soulignées avec les informations prétendument sérieuses des
chaînes de télévision étatisées5, on ne doit pas nier que ses mises en scène ont un effet
médiatique, efficace certes, mais ne sont d’aucune aide dans le cadre de l'éducation
générale.6
En conséquence il est difficile de faire des reproches aux jeunes générations des
ministères publics. Car il semble qu’ici ce n’est pas un manque d'information qui cause
problème, mais plutôt la mauvaise information tout court. Tant qu’un juge sensé est chargé
de la responsabilité à conduire des audiences, ces mauvaises informations ne peuvent
pas influencer la sévérité de la peine. Ceci se présente cependant déjà différemment,
quand des assesseurs participant aux audiences qui ne sont justement pas fondées du
même principe de l'expérience et des connaissances du juge, prennent donc les
déclarations des avocats généraux fréquemment comme fait établi. Des explications
contraires de la défense sont transformées seulement en "Stratégie" comprise pour
l'obtention d’une remise de la peine sans même prendre en considération ne serait-ce
qu’une éventuelle information objective. On ne doit pourtant faire aucun reproche aux
assesseurs non professionnels sur ce point, vu que, eux aussi, prennent pour base les
comptes rendus des médias7 déformant les réalités générales comme sources de
connaissance.
, p. 20.
171 Kleiber/Söllner, b. de p. (no. 56), p. 128ff..
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